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France : plusieurs secteurs mobilisés à l’initiative de la CGT

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Plusieurs métiers se mettent en grève et se mobilisent le mardi 15 septembre 2026. ©AFP

Ce 15 septembre 2026, policiers, agents d’EDF et personnels de l’enseignement supérieur multiplient les mobilisations. À l’appel notamment de la CGT, ces mouvements sectoriels dénoncent les salaires, les conditions de travail et le sous-financement de leurs secteurs, inaugurant une rentrée sociale agitée pour le gouvernement.

Plusieurs professions convergent ce 15 septembre pour faire entendre leurs revendications face à un exécutif confronté à un contexte budgétaire tendu. Des rassemblements À Paris et en régions marquent le coup d’envoi d’une série de contestations aux enjeux bien précis.

Les salariés d’EDF et des industries électriques et gazières sont en grève pour défendre le « tarif agent », un avantage historique qui leur permet de payer l’électricité et le gaz à un prix très réduit, soit environ 2 % du tarif public.

Cet acquis, non revu depuis les années 1950-1960, est remis en cause par un rapport de la Cour des comptes pointant un coût de plus de 700 millions d’euros pour le groupe en 2024 et une perte d’au moins 230 millions pour les finances publiques.

L’intersyndicale (CGT, CFE-CGC, CFDT, FO) le qualifie de « totem non négociable ».

Sur X, des réactions soulignent la tension : certains usagers et politiques comme le candidat à la présidentielle, David Lisnard, dénoncent un « privilège » tandis que les agents y voient une compensation essentielle.

Les policiers, à l’appel d’Alliance Police nationale, réclament une revalorisation de l’indemnité de sujétion spéciale de police (ISSP), inchangée depuis 2019. Un rassemblement était prévu à 11h30 sur les Champs-Élysées, après une rencontre jugée insuffisante avec le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.

Le syndicat exige « entre 300 et 500 millions d’euros » supplémentaires et des réponses concrètes sur les salaires et les conditions de travail. À Paris, le cortège policier doit arriver devant l’Assemblée nationale où des députés ont prévu de les rejoindre, à l’image du député RN Jérôme Buisson.

Dans l’enseignement supérieur et la recherche, une manifestation part de la place Jussieu à 12h30 pour rejoindre le ministère. L’intersyndicale et la CGT pointe le « sous-financement chronique », la dégradation des conditions d’études et de travail, et les mesures fragilisant l’accès aux études. Des appels similaires retentissent dans les universités de province.

La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a salué : « De nombreuses professions mobilisées aujourd’hui : énergie, enseignement supérieur, AFPA, santé, chimie… », avant d’appeler le 29 septembre à amplifier la mobilisation.

Ces mouvements, parfois rejoints par des soignants ou des militants écologistes, illustrent une pression croissante sur l’exécutif à l’approche des discussions budgétaires. Les syndicats vont pouvoir jauger le niveau de la mobilisation dans un contexte général morose à quelques mois de l’élection présidentielle.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV